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ROGER DION : PAS DE TERROIR SANS L’HOMME

mercredi 19 août 2009


Tout professionnel et amateur de vins devrait avoir lu ROGER DION, ce grand géographe français, auteur du livre de référence « Histoire de la vigne et du vin en France, des origines au XIXème siècle » et de "Paysages de la vigne" (Payot). Mais Roger Dion est dérangeant. Il remet en cause de fait les situation de rente. Pour Roger Dion, aucun grand terroir n’existe de droit divin et pour l’éternité, ce sont des conditions historiques, géographiques, commerciales, qui les ont révélés, qui peuvent les remettre en cause, comme cela est arrivé à certains ; et il ouvre des possibles pour des terroirs considérés aujourd’hui comme mineurs, ou même non reconnus à ce jour : pas de grand terroir sans grand travail.

COLLOQUE ROGER DION

COLLOQUE ROGER DION

Le Professeur Jean Robert Pitte a organisé, fin janvier 2009, à l’Institut de Géographie, un colloque en hommage à Roger Dion. J’ai eu le bonheur d’y participer. En attendant la parution des travaux de ce colloque, je vous livre ici ma communication : « Roger Dion, de Joseph Capus à René Renou ». Une contribution à la réflexion pour la définition européenne du lien au terroir, qui devrait à l’avenir caractériser les futures AOP, et les différencier des IGP...

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4 Messages de forum pour cet article

  • ROGER DION : PAS DE TERROIR SANS L’HOMME 25 août 2009 08:57, par pphilippe

    Bonjour
    J’ai un amis qui dit :
    Pas de terroir sans marché !

    • ROGER DION : PAS DE TERROIR SANS L’HOMME 25 août 2009 23:24, par patrick

      Cet ami pourrait être Olivier de Serres, père des agronomes, qui au 17 ème siècle écrivit "Si vous n’êtes en lieu pour vendre votre vin, que feriez-vous d’un grand vignoble ?", cité par R. Dion. Mais une fois cette vérité posée, restent deux questions qui y sont liées, contradictoirement, complémentairement : a) certains marchés bien installés ont tué leur terroir : plus besoin d’être exigeants sur sa mise en valeur, le marché décide de tout...un certain temps...b)quelles possibilités de mettre en valeur des terroirs sous-estimés, oubliés, à quelles conditions peut-on leur créer un marché ?
      « Le spectacle de la création d’un vignoble de qualité en terrain neuf est devenu chez nous, depuis longtemps déjà, chose si rare, que nos contemporains ne se représentent plus ce qu’il faut de labeur et d’ingéniosité, en pareille entreprise, pour contraindre la nature à donner ce que jamais, d’elle-même, elle n’eût offert à l’homme.
      Il appartient à l’histoire de nous en rendre le sentiment. »
      Roger Dion
      C’est en grande partie l’enjeu de la réforme des AOC, à mon avis. PB.

      • ROGER DION : PAS DE TERROIR SANS L’HOMME 29 octobre 2009 22:48, par pphilippe

        La question est sans doute, que fallait-il entretenir ?
        Cette naissance/connaissance du terroir est le fruit d’un faisceau d’opportunité, d’intuition(s), que seuls les porteurs de mémoire pouvaient imaginer.
        Les générations qui suivent doivent "nommer" ce qu’elles ont à entretenir et à défendre. Ces concepts ne sont plus transmis, il manque une génération.Ce ne sont pas les universités agricoles qui vont "nommer" ce dont le terroir est le nom, comment le pourraient-elles ?

  • La poule et l’oeuf et la poule... Bien évident !
    Alors, si les illustrateurs des Vignobles de Tradition et de Terroir
    nourrissent ce jeu du questionnement vain,
    ils font le lit d’une approche anglo-saxonne du "winemaker deus ex machina"
    qui, elle, ne se nourrit que peu de scepticisme...


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